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Bienvenue sur ecrits-passions,

Je vous remercie tout d'abord d'être passé me lire sur Ecrits-passions, et j'espère que vous passerez de bons moments à lire les différents articles que je vous présenterais.

Le livre est un élément essentiel qui occupe la majorité de mon temps, c'est une façon pour moi d'être épanouit dans ma vie et comprendre le monde qui m'entoure. C'est pourquoi j'ai tenu à créer ce blog où je vous exposerais mes lectures, mes écrits (poésies, nouvelles, ...)

J'accepte, avec le plus grand plaisir, tous les commentaires que vous pourrez apporter à mes articles. Vous pouvez également me proposer des sujets à traiter, des livres à lire...

" La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie." George Duhamel

Sully
Vendredi 16 mai 2008
Je ne vous ai jamais parlé d'une autre passion qui anime ma vie: le latin. Cela va maintenant faire 4 ans que j'étudie le latin dans le cadre de ma scolarité et en trois syllabes: j'a-do-re. Notre professeure de latin est un catalyseur de joie et de bonne humeur, elle transmet son amour de la langue et de l'histoire antique, c'est une enseignante formidable qui chaque jour nous conforte dans notre choix de la langue ancienne. Et récemment, elle nous a appris un événement qui a marqué l'actualité scientifique et qui m'a marqué moi, et je tenais à vous en parler. Vous l'avez certainement compris, c'est cette fameuse découverte d'un buste de César, sculpté de son vivant, et retrouvé dans le Rhône mardi.

Plusieurs statues romaines ont été découvertes en France, dont un buste de César grandeur nature en marbre, qui daterait de 46 avant Jésus-Christ, a annoncé le ministère français de la Culture.

Ce sont les plongeurs du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines qui ont effectué les fouilles dans le Rhône.

La ministre de la Culture de France, Christine Albanel, a souligné dans un communiqué que parmi ces « nombreux éléments de statuaire antique, certains sont uniques en Europe », comme celui de César âgé.

En plus de la statue de César, les plongeurs ont mis au jour une statue de Neptune en marbre de près de 1,80 m de hauteur, datée de la première décennie du 3e siècle apr. J.-C. et deux statuettes en bronze hautes chacune d'environ 70 cm.

La première représente le satyre phrygien Marsyas, sans doute d'origine grecque hellénistique, et la seconde est une statuette de Victoire.
Les recherches se poursuivent...

C'est un événement très important qui devait révolutionner les représentations de César, surtout que c'est l'unique visage de César réalisé de son vivant. D'après les rapides observations des plongeurs, une multitude d'autres objets serait encore présente au fond du fleuve, affaire à suivre !

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/05/13/008-Jules-Cesar.shtml?ref=rss
publié dans : Actualités journalistiques par Sully
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Vendredi 16 mai 2008
Résumé:
Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin, au sortir de rêves agités, il se trouva dans son lit métamorphosé en un monstrueux insecte. Il reposait sur son dos qui était dur comme une cuirasse, et, en soulevant un peu la tête, il apercevait son ventre bombé, brun, divisé par des arceaux rigides , au sommet duquel la couverture du lit, sur le point de dégringoler tout à fait, ne se maintenait que d'extrême justesse. D'impuissance, ses nombreuses pattes, d'une minceur pitoyable par rapport au volume du reste, papillonnèrent devant ses yeux.

Commentaire:
On m'avait prévenu, le style de Kafka est aussi spécial que sa mentalité et sa vision de la littérature (cf. fin de l'article) mais je n'imaginais pas que cela atteignais un tel degré... Je me suis attelé à la préface du livre dont je vous parlerais à la fin, avant de commencer la lecture de diverses nouvelles écrites par Kafka. Dans cette édition sont réunis "Conversation avec l'homme en prière", "Conversation avec l'homme ivre", le recueil "Regard", "Vacarme", "Le Verdict", "La Métamorphose" et "Le Soutier". J'ai l'intention de vous présenter mon opinion de l'oeuvre principale: "La Métamorphose" parce qu'il serait bien trop long de décrire mon avis sur chaque texte; mais aussi parce que La Métamorphose est le seul récit que je pense avoir véritablement compris. En commençant la lecture, je me suis sentis à l'intérieur du récit immédiatement contrairement aux autres récits, ce qui m'a permis de savourer le texte dans sa totalité. L'histoire en elle-même est plutôt simple et dénuée de complications (pour la compréhension): un homme se réveille un matin transformé en cancrelat (un cancrelat est une sorte de gros cafard, une blatte) et qui découvre le monde à travers les yeux d'un animal.

C'est une lecture assez spéciale dont je garderais un vision assez litigée. D'une part, il est vraiment prenant et l'intrigue est originale (pour une métamorphose, tous les auteurs n'auraient pas choisi un cafard ^^), mais d'autre part, c'est une vision assez pessimiste et un ton très froid voire austère. Je tiens également à préciser ma surprise en voyant un héros indifférent à son changement de nature, en voyant un père qui essaye d'écraser son fils sans aucun scrupule, et une soeur qui pour finir souhaite le jeter à la rue. Kafka est réputé pour cette vision pessimiste, et bien que j'ai une quelque expérience dans les auteurs superficiellement anxieux, je dois dire qu'une telle vision du monde est assez choquante. Ce ne sera pas un coup de coeur, vous vous en doutez, et je ne sais pas vraiment si j'ai réellement apprécié ce livre.

Nous voici à la préface qui, comme je vous l'ai indiqué précédemment, m'a surprise tant par les difficultés rencontrées par Kafka pour éditer ses livres que par sa vision de la littérature. Voici quelques passages:

"Etrange et mystérieuse consolation" (en parlant de l'art d'écrire), écrit un jour Kafka, "douce et merveilleuse récompense". Mais il parle une autre fois d'une "compensation artificielle et lamentable", d'un "salaire pour le service du diable".

Dans des réflexions qu'il avait consigné en 1917-1918, Kafka écrivait qu'il n'existe, en réalité, qu'un monde spirituel: ce que nous dénommons le monde sensible n'est qu'une sorte de lie, qui s'est déposée au cours des temps et qui parvient à occulter la vision du monde spirituel.

Non seulement la littérature, son seul salut, l'a empêché de vivre, mais elle ne va pas l'aider à mourir: "Ce que j'ai joué", écrit-il, "va se produire maintenant dans la réalité. Je ne me suis pas racheté par l'écriture. Je suis mort ma vie durant et vais maintenant réellement mourir. Ma vie a été plus douce que celle des autres, ma mort n'en sera que plus terrible. L'écrivain en moi mourra naturellement aussitôt, car ce personnage n'a aucun sol pour le porter, il est sans consistance, il n'est même pas poussière;  il n'est à la rigueurpossible que dans la vie terrestre la plus insensée, il n'est qu'une construction du narcissisme. [...] Mais quant à moi-même, je ne puis continuer à vivre, puisque je n'ai pas vécu; je suis resté limon, je n'ai pas su changer l'étincelle en flamme, je ne l'ai utilisée que pour l'illumination de mon cadavre.

Je suis déboussolé, et ne sais qu'en penser ! Ma note ne sera donc pas fondée sur des impressions explicites mais sur la surface immuable du doute et de l'incompréhension.

5/10

Je vous conseille d'aller lire l'article concoté par Anne-Sophie sur son blog "La Lettrine", dans lequel elle évoque la polémique sur la destruction des écrit:
http://www.lalettrine.com/article-19465250.html
publié dans : Littérature Allemande par Sully
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Jeudi 15 mai 2008
Cela va déjà faire longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles, ou de commentaires de roman ! Mais pourquoi donc ? Rappelez-vous, je suis étudiant; et Mardi, c'était la reprise des cours après un long (mais trop court je vous assure) week-end. Il est vrai que j'aurais pu prendre un tout petit peu de temps pour donner des nouvelles, mais cette semaine se sont déroulés les devoirs communs (sujet sur table composé du Français, Histoire-Géographie, Mathématiques et commun à tous les élèves en seconde) et ma mauvaise humeur était telle que je n'ai pas osé déteindre sur ce blog. Après tout mon but n'est pas de vous faire fuir ^^

Si aujourd'hui je vous envoie un petit article, c'est à l'occasion d'un heureux événements: de nouveaux livres ! Sans vous le dire, méchant que je suis, j'avais commandé trois petits livres dimanche soir sur le site de PriceMinister. Et hier soir, il sont arrivés (je galopais comme un petit lapin à travers la salle à manger) ; j'ai pris des photos pour vous montrer quelle allure prenait ce cadeau et aussi pour vous exposer la composition de ce mystérieux paquet !


Sorti de la boîte aux lettres, un étrange paquet marron plutôt bien emballé !


Quelques coups de griffes acharnés plus tard, on voit enfin l'apparence des dits livres !

Bien que rapidement gagné par la précipitation, j'ai pris le temps de les disposer correctement pour la photo !

C'est que de là, on ne peut pas vraiment savoir de quels livres il s'agit véritablement, donc, avec leur accord, je les ait "paparazziés", voici les photos en exclusivité (je cherche un magazine pour vendre les clichés mais aucun n'en veut...) :











Je sais que je n'avais parlé à personne des Confessions ni des Tragédies Complètes, mais ce sont des bouquins que j'avais décidé de lire bien avant de créer ce blog, vous ne pouviez donc pas vraiment le savoir. Quant à "Les Justes", il me vient de Karine qui, dans un de ses comptes-rendus de lecture, le conseillait de tout coeur et lui attribuait la note de 10/10: Voyez vous-même
ici. Voilà voilà pour la semaine, j'écrirais sans doute un petit commentaire sur "La Métamorphose & autres récits" (de Kafka) dont il ne me reste qu'une petite dizaine de pages.



PS: Pour ma mauvaise humeur issue des devoirs communs, j'attends d'avoir retrouvé tout mon calme afin d'en parler sans trop de virulence, bien que non sans agacement.
publié dans : La littérature et moi par Sully
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Dimanche 11 mai 2008
Résumé:
Jeanne, fille unique très choyée du baron et de la baronne Le Perthuis des Vauds, avait tout pour être heureuse. Son mariage avec Julien de Lamare, rustre et avare, se révélera une catastrophe. Sa vie sera une suite d'épreuves et de désillusions. Ce roman, le premier de    Guy de Maupassant, est une peinture remarquable des moeurs procinciales de la Normandie du XIXe siècle: hobereaux, domestiques, paysans sont décrits avec beaucoup de réalisme.

Commentaire:
Maintenant que vous me connaissez, vous devez savoir que j'ai un petit faible pour les romans réalistes (et même naturalistes), alors croyez-moi, j'ai a-do-ré ce livre ! Je me suis pris d'intérêt et de compassion pour Jeanne dès le début, partageant sans difficultés ses joies et ses peines. Bien qu'une énorme barrière aurait pu se former entre Jeanne et moi à cause de la différence de sexe, je me suis parfaitement identifié au héros dès les premiers mots. Les aventures de cette femme, bien que malheureuses, sont intéressantes et installent le lecteur dans l'angoisse et l'attente. Je suis vraiment subjugué par la puissance des mots énoncés par Maupassant qui m'ont faits passer par une grande diversité de sentiments: de la joie, de la mélancolie, de la méfiance, de la révolte, du dégoût ... Bon, c'est vrai que l'histoire aurait pu me rebuter si j'avais lu le résumé mais, malheureux que je suis, je n'avais même pas lu la quatrième de couverture, et m'étais contenté d'avis trouvés par-ci par-là sur Internet. Il faut tout de même avouer que le roman reste assez pessimiste, que dis-je, un peu ? D'accord, ce roman est très pessimiste, je ne sais pas si c'est une caractéristique de Maupassant, mais je pense que c'est surtout lié à un effet général de l'époque, sans doute du romantisme (dites-moi si je me trompe quand même ^^). C'est une roman magnifique que j'ai adoré au point qu'il soit pour moi un véritable coup de coeur et je ne peux que vous le conseiller !

9/10
publié dans : Littérature Française par Sully
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Dimanche 11 mai 2008
Résumé:
La jeunesse, l'ambition, la volonté d'être aimé au-dessus de ses moyens, ces vertus s'incarnent dans Julien Sorel, dix-neuf ans aux premières pages du roman de Stendhal. Fils du charpentier, le jeune homme devient précepteur chez les Rênal. Le tendre loup est entré dans la bergerie : commence alors une des plus exaltantes histoires d'amour qui soit. Louise de Rênal, son ainée, épouse de son employeur, mère des trois enfants à qui il enseigne le latin, succombe à son charme... Première partie de son éducation sentimentale qu'il poursuivra à Paris auprès de Mathilde de La Mole. Le tout au galop, jusqu'au bout, et crânement.

Commentaire:
Le Rouge et le Noir aura été ma première lecture de Stendhal, ma découverte de cet auteur. Je donne à ce livre de nombreux point forts comme une intrigue prenante, un héros auquel on s'identifie, un style léger, etc. mais il y a tout de même des élements de ce bouquin qui m'ont gênés lors de ma lecture.

Le thème général du texte reste tout de même l'ascencion sociale; en effet, c'est une prise de conscience du héros qui va ouvrir, au fil des pages, ses yeux au monde qui l'entoure. C'est de ses péripéties qu'il tirera un enseignement sur la société dans laquelle il vit lui-même. Personnage idolâtrant Napoléon Bonaparte pendant une période de gêne voire même de haine envers cette figure historique, Julien Sorel est à la base un simple fils de charpentier qui a la ferme intention de monter en grade. Et ce sera par la religion que son accès à la bourgeoisie se déroulera, éduqué par le prêtre d'une petite ville, il ne tardera pas à intégrer une école monastique afin de parfaire son enseignement.

Cette ascencion sociale, bien qu'associée à la religion, ne se fait que par le biais de relations amoureuses toutes plus palpitantes les unes que les autres. Ces entrevues entre amants m'ont semblées plates et pompeuses au point d'avoir arrêté le roman à cause d'un ennui mortel (ouh le méchant ;-)). Ce n'est qu'en reprenant deux jours plus tard que je suis parvenu à retrouver une certaine passion pour Le Rouge et le Noir. L'incipit dans le roman, décrivant minutieusement la ville de Verrières, est très dense et m'a empêché d'entrer rapidement dans l'intrigue et n'a pas facilité mon identification au héros.


Ce classique est un véritable délice, arborant des personnages hauts en couleurs et dont l'histoire est assez percutante. Malgré tout ce que j'aurais eu à redire sur ce livre, j'en garde une bonne opinion et le style de Stendhal m'a beaucoup plu, seule l'histoire m'a troublée. En tout cas, je vous le conseille car la plume de Stendhal est tout simplement sublime et puis, c'est un inévitable classique de la langue française.

7/10
publié dans : Littérature Française par Sully
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Dimanche 11 mai 2008
Résumé:
"Mon corps est aux fers, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude: condamné à mort" !

Victor Hugo nous donne à juger, sans autre dossier qu'un journal intime, la cause d'une main criminelle mais aussi d'un être jeune, impuissant et horrifié face au défi de violence de la guillotine.

Commentaire:
C'est un roman incontournable de Victor Hugo que j'ai étudié récemment en classe dans le cadre de la séquence "Argumenter, persuader, convaincre", bien que ça soit également en rapport avec le Registre Polémique. C'est un ouvrage très connu de Victor Hugo qui décrit l'état d'âme d'un condamné à mort avant son exécution, confiné dans une solitude qui ne peut que le rendre fou. J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage pour le caractère véridique du récit et des informations apportés dans ce roman par Victor Hugo. Les arguments, sous-entendus mais si explicites, mis en oeuvre par l'auteur pour condamner la peine de mort sont percutants et très convaincants; il les énonce d'ailleurs dans sa préface en s'adressant directement aux concernés (juges & bourreaux)... Le lecteur ressent immédiatement de la compassion et de la pitié envers le personnage principal car, bien qu'il ait commis un crime (dont on ne connaît pas la nature), les conditions de son confinement sont inhumaines et son cachot prend des allures de tombeau.

Ce livre est un sujet de société, bien que désuet de nos jours, présenté de bien belle manière et qui a immédiatement suscité un sentiment de révolte chez moi quant à la question de la peine de mort. Je dois admettre que je partageais, à la base, l'opinion de Victor Hugo mais je ne pense pas que cela ait vraiment influé sur ma lecture ni dévié la force persuasive de ce roman. Au contraire, cela a été pour moi l'occasion de découvrir des éléments gravitant autour de la peine de mort et qui m'étaient inconnus. Pour finir ce commentaire, j'aimerais vous présenter un morceau de la préface énoncée par Hugo car elle rescèle d'une telle puissance argumentative qu'on ne peut passer à côté:

"Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D'abord, - parce qu'il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. - S'il ne s'agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. A quoi bon la mort ? [...] Pas de bourreau où le geôlier suffit."

"Mais, reprend-on, - il faut que la société se venge, que la société punisse. - Ni l'un, ni l'autre. Se venger est de l'individu, punir est de Dieu.
La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d'elle, la vengeance est au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui sied. Elle ne doit pas "punir pour se venger"; elle doit corriger pour améliorer."

"Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l'exemple. - Il faut faire des exemples ! il faut épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter ! - Voilà bien à peu près textuellement la phrase éternelle dont tous les réquisitoires des cinq cents parquets de France ne sont que des variations plus ou moins sonores. Eh bien ! nous nions d'abord qu'il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l'effet qu'on en attend. Loin d'édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité, partant toute vertu. [...] Nous signalerons [...] un fait entre mille, parce qu'il est le plus récent. Au moment où nous écrivons, il n'a que six jours de date. Il est du 5 mars, dernier jour du carnaval. A Saint-Pol, immédiatement après l'exécution d'un incendiaire nommé Louis Camus, une troupe de masques est venue danser autour de l'échafaud encore fumant. Faites donc des exemples ! le mardi gras vous rit au nez."

C'est un livre écrit au vif, une réaction virulente de Victor Hugo envers ses adversaires qui plaident la cause de la peine de mort. C'est un livre que je vous conseille car il reflète très bien les problèmes de la société du XIXe siècle mais aussi parce qu'il représente un Victor Hugo dans toute sa splendeur, dans toute sa fureur, animée par un désir de changement.

9.5/10
publié dans : Littérature Française par Sully
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Samedi 10 mai 2008

J'écris ce petit article parce que je viens de découvrir un sublimissime projet: Afrilire. Les nouveaux doivent se demander ce qu'est "Afrilire" et les connaisseurs, eux, doivent bien rigoler en ce moment... Afrilire était (oui, de l'imparfait) un sympathique projet reposant sur le principe du swap (: offre d'un petit colis et réception d'un autre colis) et basé sur le thème de l'Afrique. Les participants, inscrits sur une liste très organisée, devait envoyer leur colis à une date pécise et en recevoir un dont l'expéditeur leur était inconnu. Le contenu du colis variait selon les goûts créatifs de chacun mais devait respecter certaines conditions énoncées sur le site officiel (c'est en exclusivité ^^) d'Afrilire dont voici un extrait:

- 3 livres (5 maximum) d'auteurs africains
- 1 objet (2 maximum) non-comestible,  de préférénce fait main par vous-mêmes, ou acheté pour ceux qui ne se sentent pas capables de faire un objet eux-mêmes (vous pouvez aussi faire faire l'objet par quelqu'un d'autre ou vous faire aider)
- 1 marque-page (pas de marque-page publicitaire)

Le projet s'est très bien déroulé jusqu'ici, il manque encore une personne à recevoir son colis, et "Afrilire" ferme bientôt ses portes (c'est bien ça ?). Mais pourquoi j'écris cet article alors ? Eh bien tout d'abord pour saluer l'originalité du concept et l'imagination du créateur, mais aussi pour signaler ma déception de ne pas être entré plus tôt dans la "blogosphère" et ainsi pouvoir vous faire plaisir comme je l'aurais pu. C'est vraiment dommage, cela m'aurait permis de vous connaître un peu mieux et de participer activement en vous envoyant quelques gâteries, étant donné que les déplacements ne me sont pas très commodes.

Je tiens tout de même à vous affirmer que je ferais mon possible pour intégrer le prochain projet dans les meilleures conditions ! Parce que c'est un plaisir de découvrir de si belles choses dans sa boîte aux lettres et qu'il est si agréable d'offrir et partager ! Vraiment, ma déception est immense, alors je cherche le projet qui succédera à "Afrilire", encore bravo aux créateurs qui rendent les liens entre bloggeurs si vivants !

PS: Si vous avez des informations sur le prochain projet, n'hésitez pas à me prévenir !

publié dans : Blogosphère par Sully
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Samedi 10 mai 2008
En relisant mes articles ce matin, j'ai été choqué  par une chose: vous ne pouvez pas me connaître vu le peu que je vous ai dit de moi... Comment pouvez-vous, en me lisant, avoir une image de mon cadre de vie ? Je vous en ai souvent parlé: la nature est ma principale, voire même ma seule, source d'inspiration (même si j'en ai très peu en ce moment) mais vous n'avez aucune idée de l'environnement qui m'entoure ! Vraiment, ça m'a tellement marqué que j'ai saisis mon appareil photo et mes bribes de créativité pour vous présenter, tam tam tam... mon univers !

Voici, pour commencer, des photos de l'espace qui entoure la maison de mes parents, mon lieu de vie:


Des fleurs colorées qui rythme ma vie de vivacité et donne au paysage ce petit côté acidulé que j'aime tant ! (Cultivées par qui ? Euh... Mon papa ^^)


Des parterres de fleurs et d'arbustes... Des bancs où admirer le paysage pendant des heures...


Encore et encore... De toutes parts, des fleurs et de la verdure... Au plus grand bonheur de mes yeux !


Ah, voici ma maison, à droite ! On peut voir la fenêtre de ma chambre (la fenêtre la plus à gauche sur le toit ^^) ...


Et là, c'est le fondement des paysages Ille-et-Vilainoais (si si !) avec d'interminables champs jonchés de boucle d'or (c'est bien ça ?) et de magnifiques pâturages à perte de vue !

Là, c'est mon espace de travail, toujours occupé avec un bouquin, un dictionnaire... J'y passe la plupart de mes soirées, penché devant un manuel ou devant mes cours; à lire, à apprendre ou autre. Le tam-tam à droite est un magnifique instrument en bois d'olivier que mes parents m'ont offert ce matin, en revenant de Tunisie. Voilà pour ma chambre !

HORREUR, j'allais oublier l'essentiel, malheureux que je suis ! Voici, attention mesdames et messieurs:


Ma bibliothèque ! Bon, j'admets, ce n'est pas vraiment une bibliothèque, plutôt un amas de livre enchevêtrés les uns sur les autres sans ordre précis, mais c'est déjà ça hein :) On se débrouille comme on peu... Et puis, mes livres ont fait la pose photo, d'habitude ils sont (légèrement) mieux rangés que ce que vous voyez sur cette photo...

J'espère n'avoir rien oublié et vous avoir permis de mieux cerner l'odieux personnage que je suis ;-) !
publié dans : Ma vie au quotidien... par Sully
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Vendredi 9 mai 2008
J'écris cet article pour vous informer de ma participation au Blogoclub. C'est un club de lecture organisé, apparemment depuis déjà quelques années (?) qui consiste à lire par intervalles réguliers des livres présélectionnés par les membres. Voici le logo du club:


A ce que je vois, la gente masculine est très peu représentée dans la blogosphère littéraire, et très peu d'hommes participent à ce club de lecture. Je trouvais ça dommage que les garçons (c'était ça ou les mâles alors ^^) soient si peu présents dans les activités littéraires, ce qui explique mon inscription. Cette communauté, je l'espère, me permettra de découvrir de nouveaux auteurs et de nouvelles cultures mais aussi et surtout d'échanger nos opinions autour du même livre...

Alors moi je dis: Vive le Blogoclub ! Bravo aux créatrices de cette organisation et Bon courage à tous les participants ! Ma première contribution se résumera en la lecture d'un roman de Barbara Kingsolver, que je dois lire pour le 1er Juillet ! Voici la couverture pour vous mettre l'eau à la bouche:
 
Un été prodigue, Barbara Kigsolver

Réjouissant tout ça, non ? Autre devoir du club: sélectionner les romans à lire et justement il me faut trouver un ouvrage qui doit répondre à un thème: "Le Japon". Ma connaissance de la culture littéraire japonaise est très pauvre, au point de ne connaître qu'une poignée de romans. J'en appelle donc à votre maîtrise pour me conseiller et m'aiguiller ! J'espère passer de bons moments et découvrir une multitude d'auteurs dans ce club...



PS: J'ai découvert de magnifiques livres dans la bibliothèque de la mezzanine, je n'ai pas pû résister... J'ai modifié mon programme (Pile à lire), vous pouvez le contaster dans le Planning en haut à droite de la page ^^ J'espère que vous m'en voudrez pas :)

publié dans : La littérature et moi par Sully
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Vendredi 9 mai 2008
Résumé:
Martin Eden, le chef-d'oeuvre de Jack London passe pour son autobiographie romancée. Il s'en est défendu, disant que Martin n'était pas socialiste mais individualiste et que son histoire avait été écrite en protestation contre la philosophie de Nietzsche. Il y a plus d'une ressemblance entre l'auteur et le héros: ouvrier devenu romancier célèbre, invité dans les salons, amoureux d'une riche jeune fille qui ne le comprend pas, ex-prolétaire ne se reconnaissant pas dans le prolétariat et n'aura jamais sa place chez les bourgeois. Ressemblance poursuivie jusque dans leur échec et dans leur fin prématurée. Imitant Martin Eden, Jack London s'est suicidé en 1916.

Commentaire:
Je dois avouer que je n'avais pas une très bonne opinion de Jack London avant de lire ce livre, sans doute parce que je ne connaissais que trop peu de ses ouvrages. Mais Martin Eden a été pour moi l'occasion de basculer de l'autre côté et m'aura permis de découvrir un autre aspect de Jack London.  Martin Eden est une histoire vraiment intéressante car elle nous montre l'ascencion sociale d'un homme qui au final se rend compte qu'il ne fait plus partie d'aucune classe, trop intelligent pour être prolétaire et trop sage et raisonné pour être bourgeois. J'ai vraiment apprécié ce livre parce qu'il dégage une athmosphère optimiste (au début surtout), mais aussi parce qu'il traite d'un homme qui a une volonté de réussir et qui réussira, malgré tout ce que pourra affirmer son entourage. Vraiment, ce livre est riche et passionnant du début à la fin ! Petit bémol quand même, l'histoire se développe autour de deux axes, et seule une partie m'a réellement passionnée: l'épopée littéraire de Martin; car l'autre partie: ses rencontres avec Ruth qu'il aime, m'a semblé vraiment plate et subalterne. Autre élément décevant: la fin, en effet, elle m'a un peu surprise et peu convaincue. Que voulez-vous, quand on n'aime pas les fins tristes... C'est toutefois un livre à ne pas manquer, et que je vous recommande fortement !

9/10
publié dans : Littérature Anglaise par Sully
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Planning

Livre(s) en cour :
 Livre(s) à suivre :
La Double Inconstance,
Marivaux

La Mort du roi Tsongor
Laurent Godé

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Références

Voici quelques revues littéraires que j'ai testé, elles me semblent intéressantes et assez complètes:

Muze
Culture / Allure / Littérature

Le magazine des livres
Actualité littéraire
 
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